Les Sœurs de Saint-Joseph

Elles sont le fruit d’une rencontre d’un Jésuite, le Père Jean Pierre MEDAILLE (1610- 1669) avec quelques femmes désireuses de se consacrer à Dieu dans le service des frères …

Ces femmes ?
Françoise EYRAUD, Marguerite BURDIER, Claudia CHASTEL, Anna VEY, Anna BRUN, Anna CHALAYER, venues des diocèses du PUY, de LYON, de MENDE, de VIENNE.

La fondation se fera par étapes…. Saint FLOUR, puis le PUY en VELAY, dans les années 1650.

L’évêque du PUY, Monseigneur de MAUPAS, reconnaîtra cette communauté et lui donnera le nom de Saint JOSEPH, reconnaissant par-là l’importance d’une consécration dans le monde et non à l’intérieur d’une clôture : ainsi, le projet de ces femmes et du Père MEDAILLE était reconnu !

Les premières Sœurs de Saint Joseph ne savent, pour la plupart, ni lire ni écrire. Le Père MEDAILLE, qui était alors missionnaire des campagnes du VELAY, avait donné des points de repère de vie spirituelle aux personnes qu’il rencontrait. Ce sont ces mêmes Maximes qu’il leur donnera .C’est donc ainsi qu’il leur donnera l’essentiel de la spiritualité ignatienne accentuant fort la dimension « d’anéantissement » (s’appuyant sur la lettre aux Philippiens 2, 4-11) et l’importance de la communion entre elles, avec le prochain et avec Dieu (Jean 17, 17-23) ce qui devient « travailler à la double union des hommes entre eux et avec Dieu

La spiritualité des Sœurs de Saint Joseph s’enracine d’abord sur ce qui est la base de toute vie chrétienne : amour et service de Dieu, amour et service du prochain.

Pour nous, Sœurs de Saint Joseph, il s’agir de vivre l’amour et le service de Dieu dans l’amour du prochain… Par le moyen des « exercices de la miséricorde spirituelle et corporelle », nous sommes appelées à vivre, dans le monde, notre engagement de vie consacrée à la suite du Christ à l’intérieur même du service du prochain. Dans la prière, comme dans l’action, nous apprenons à chercher et trouver Dieu en toutes choses. La dynamique spirituelle, trinitaire nous invite à vivre de la vie du Père et à sa ressemblance, nous envoie au monde avec le Christ-Serviteur, pour que l’amour du Père soit révélé et nous rassemble en communautés fraternelles par l’Esprit d’amour.

Après la Révolution française, les communautés doivent se restructurer. Mère saint Jean FONTBONNE, qui a échappé de justesse à l’échafaud est appelée à refonder…. Cela deviendra le départ d’une expansion assez forte dans la région d’Auvergne, de la Loire, du Rhône… et peu à peu à travers toute une partie sud de la France, avant de partir vers l’Italie, la Belgique, la Suisse, l’Allemagne, la Russie, les Etats-Unis, le Mexique et le Honduras, le Canada, le Brésil, l’Argentine, le Liban, l’Inde et le Sri Lanka, Madagascar, l’Algérie, le Maroc, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, la Tchéquie, le Ghana, etc…

En Gironde, aujourd’hui, nous sommes âgées : un bon nombre vivent dans l’EHPAD de Fontaudin à PESSAC (EHPAD des Sœurs de St Joseph) ; deux autres communautés vivent tout près de cet EHPAD. Une autre communauté vit au Sablonat à BORDEAUX, et participe à la vie de la paroisse Ste Geneviève dans des équipes de liturgie, le Service Evangélique des Malades, le Mouvement Chrétien des Retraités, dans l’accueil des personnes sur la paroisse, l’accompagnement spirituel en lien avec le CIB, etc.

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